Une première à Québec

Communiqué de presse pour diffusion immédiate

Une première à Québec

Cérémonie de graduation de maître d’arts martiaux.

Une cérémonie de passation du grade de maître d’arts martiaux 10e degré en Tai Chi, Xing Yi et Bagua, ce qui correspond à l’ensemble des connaissances des arts martiaux chinois, se déroulera le samedi 23 novembre 2013, à l’Académie Wudang & Wing Chun de Québec.

Monsieur Alain Guébenne recevra le diplôme de reconnaissance de l’héritage de la lignée traditionnelle des enseignements d’arts martiaux (Tudi). Ce document atteste que monsieur Guébenne fait maintenant partie de la lignée du grand maître Yang Hai, ayant élu domicile au Québec en 2001.

La lignée du grand maître Yang Hai débuta dans la région de Beijing vers le 10e siècle. Ces connaissances comprennent : les arts martiaux, le Qi Gong (travail énergétique), la calligraphie (art de l’écriture) et la médecine chinoise.

C’est avec une grande fierté que monsieur Guébenne vous invite à cette cérémonie qui se tiendra à l’Académie Wudang & Wing Chun de Québec, située au 2665, boulevard Père-Lelièvre, Québec (Québec)  G1X 2X8.

Le samedi 23 novembre 2013

  • 13h00 : Ouverture de la cérémonie et mot de bienvenue
  • 13h15 : Cérémonie traditionnelle du thé
  • 13h30 : Remise du diplôme d’arts martiaux (10e degrés)
  • 13h45 : Remise des niveaux aux étudiants
  • 14h30 : Démonstrations d’arts martiaux et danse du lion
  • 15h30 : Rencontre amicale

Tai-Chi, force du souffle et de la souplesse

Selon une légende, Zhang Sanfeng, des Monts Wudang, aurait inventé le Tai-Chi Quan à la vue d’un combat entre une grue et un serpent et il aurait alors compris la suprématie de la souplesse sur la rigidité, ce que ne cesse de répéter Laozi (Lao Tseu).

En réalité, il semble que le Tai-Chi Quan prenne son origine avec Chen Wangting (XVII siècle)un membre de la milice du village de Chenjiagou (Henan). Cette famille Chen aurait joué un rôle dans les combats qui opposèrent, au milicu du XIX siècle, des groupes subversifs, comme ceux des Boxers, au pouvoir impérial auquel elle serait rester loyal.

Les arts martiaux se sont développés au sein de l’armée impérial, dont les combattants s’exerçaient à la boxe et au maniement des armes, mais aussi au sein des milices populaires chargées de la défense des villages et dans les temples taoïstes ou bouddhistes. L’histoire a établi une opposition entre deux types d’arts martiaux; d’une part ceux des écoles externes tels que la boxe Shaolin, du nom du temple bouddhiste, situé près du Luoyang, dans la province du Henan, lieu d’origine de l’école du Chan (Zen), et d’autre part ceux des écoles internes, tels que le Taiji Quan.

On a opposé les écoles externes qui emploieraient plutôt la force musculaire, aux écoles internes utilisant une force intérieure, née de la concentration et de la maîtrise du souffle et de la pensée. Distinction caricaturale, née de la rivalité qui a toujours existé entre bouddhistes et taoïstes, et qui fut exploité par le pouvoir, sous la dernière dynastie des Qing, le temple Shaolin ayant plutôt soutenu les mouvements subversif, les Empereurs se seraient tournés vers le mont Wudang, dans le Hubei, et appuyés, quand ils le pouvaient, sur les Taoïstes et certaines milices locales. Les arts martiaux des écoles internes, dont le plus répandu est le Taiji Quan (boxe du Faite Suprême), se sont ainsi développés en des lieux divers du nord de la Chine.

Dans la Chine contemporaine, après un coup d’arrêt pendant la Révolution culturelle, le temple Shaolin a repris sa tradition martiale dans les années 1990, progressivement, se sont agglutinées autour du temple des centaines d’écoles proposant, souvent à prix d’or, des formations plus ou moins sérieuses, notamment aux étrangers. Le centre Taoïste du mont Wudang n’a quand à lui repris ses activités de combat qu’en 1996 : lui aussi voit fleurir au pied du monts, des écoles d’arts martiaux accueillant des adeptes venus de divers coin du monde. Il n’est toutefois pas le seul, car le temple de la Très haute Pureté (Taiqing Gong) au mont Laoshan, dans le Shandong, développe aussi de nouveau la tradition martiale.

Déplacement de pas

Le Taiji Quan est ainsi l’un des arts martiaux Chinois les plus répandus, avec le Xingyi Quan, ou boxe du corps et de la pensée, qui proviendrait du Shaanxi, du Hebei ou du Henan, et le Bagua Quan, boxe des huit trigrammes, dont le fondateur serait Dong Hai Chuan, né dans le Hebei. Il s’exécute à mains nue ou avec des armes, telles que la lance, le sabre, l’épée, le bâton ou la pique. Leur principe de base sont inspirés de la pensée de Lao Tseu, des pratiques Taoïstes de culture de soi indispensables pour l’entraînement martial lui-même, et des déplacements de pas employés dans certains rituels Taoïstes exorcistes. Les gestes et la danse sont considérés comme créateurs : ils organisent le temps et l’espace et stimulent les énergies naturelles. Le déplacements de pas du Taiji Quan, du Bagua ou du Xingyi Quan sont fondés sur les principes de la cosmologie Chinoise (Faite Suprême-Yin- et cinq éléments-Yang) et sont en cela similaires aux déplacements des rituels. On dit dans le taoïsme, que grâce au déplacement de pas, au bout d’un an, les influences néfastes sont écartées, au bout de deux ans, les armes sont évitées, au bout de trois ans, la mort est écartée, au bout de quatre ans, l’immortalité terrestre est obtenue. (au sens figuratif, bien entendu.) L’entrainement corporel a pour maître mots, la souplesse et la faiblesse, opposées à la rigidité et à la démonstration de puissance. De même que le sage taoïste reste caché, de même celui qui a une puissance efficiente semble insignifiant et aussi faible qu’un petit enfant. Rappelons que parmi certains arts martiaux Japonais, en partie influencés par les arts martiaux Chinois, le Judo signifie  »Vois de la souplesse ».

Immobilité

Le travail sur la respiration et le souffle reste prédominant dans cet apprentissage. Le but recherché est tout d’abord une respiration naturelle et équilibrée qui amène le repos de l’esprit et peut avoir une efficacité thérapeutique en cas de maladie. Puis le pratiquant apprend à retenir, concentrer et diriger le souffle grâce à la pensée créatrice et non à la force musculaire, puisant dans l’arsenal des arts taoïstes du souffle. En effet, seul celui qui a maîtrisé ses souffles et les a transformés selon les principes alchimiques en une force intérieure peut à bon escient, utiliser cette énergie dans le combat. Divers exercices de méditation sont la clé de l’apaisement de l’esprit dans l’immobilité. Le taoïste, comme l’adepte des arts martiaux internes, y consacre plusieurs heures de la journée ou de la nuit. Puis, il recherche le calme au sein du mouvement et de toute activité quotidienne; en toutes circonstances, il garde son esprit aussi limpide que l’eau calme, il aiguise ses sens, sa lucidité et sa connaissance de l’autre, qui lui permettent de trouver la stratégie ajustée à une situation donnée et de vaincre dans le combat, et il s’entend ici, aussi bien au sens physique que de l’esprit.

Tiré de la série « Les Maîtres Penseurs » du magasine Le Point.

Mise en page : Pierre-André Rocheleau de l’Académie Wudang Kung Fu Tai-Chi de Québec

Dirigé par : Shifu Alain Guébenne.

Tai-Chi, force of breath and flexibility

 According to legend, Zhang Sanfeng, Wudang Mounts, would have invented Tai-Chi Quan at the sight of a combat between a crane and a snake and he would have then understood the supremacy of the flexibility on rigidity, which Laozi (Lao Tseu) does not cease to repeat.

Actually, it seems that Tai-Chi Quan takes to its origin with Chen Wangting (XVII century) a member of the militia of the village of Chenjiagou (Henan). This Chen family would have played a part in the combat which opposed with the XIX century militia of a subversive groups, like those of the Boxers, with the imperial to which they would remain loyal.

The martial arts developed within the imperial army, whose combatants were exerted with the boxing and the handling of the weapons, but also within the popular militia in charge of the defence of the villages and in the Taoist temples or Buddhists. The history established an opposition between two types of martial arts; on one hand those of the external schools such as Shaolin boxing, of the name of the Buddhist temple, located close to Luoyang, in the province of Henan, place of origin of the school of Chan (Zen), and on the other hand those of the internal schools, such as Taiji Quan.

One opposed the external schools which would employ the muscular force rather, to the internal schools using a force within, born from the concentration and control from the breath and thought. Caricatural distinction, born from the competition that have always existed between Buddhists and taoists, and who was exploited to capacity, under the last dynasty of Qing, the Shaolin temple having rather supported the subversive movements, the Emperors would have turned to the Wudang temple, in Hubei, when they could, on the Taoists and certain local militia. The martial arts of the internal schools, of which most widespread is Taiji Quan, thus developed in various places of the north of China.

In contemporary China, after a crushing argument during the Cultural revolution, the Shaolin temple took again its martial tradition in the years 1990, gradually, were bound around the temple of the hundreds of schools proposing, often ransom price, of the more or less serious trainings, in particular the strangers. The Taoïste center of the Wudang mount begun again its activities of combat in 1996: he also sees flowering schools of martial arts at the foot of the mounts, accomodating students that came from various corner of the world. It is not however the only one, because the temple of Very high Purity (Taiqing Gong) to the Laoshan mount, in Shandong, develops the martial tradition again also.

Taiji Quan is one of the Chinese martial arts most spread, with Xingyi Quan, which would come from Shaanxi, Hebei or Henan, and Ringed it Quan, boxes of the eight trigrams, whose founder would be Dong Hai Chuan, born in Hebei. It is carried out with hands naked or with weapons, such as the lance, the sabre, the sword, the stick or the spade. Their guiding principle are inspired by the thought of Lao Tseu, essential to Taoists practices of culture of oneself for the martial drive itself, and by displacements of steps employed in certain exorcists ritual of the Taoists. The gestures and the dance are considered as creators: they organize time and space and stimulate natural energies. Displacements of step of Taiji Quan, of Bagua or of Xingyi Quan are founded on the principles of Chinese cosmology (Made Supreme-Yin and five elements-Yang) and are in that similar to displacements of the ritual one. It is said in the Taoism, that thanks to the displacement of step, the harmful influences are drawn aside at the end of first year, at the end of two years, the weapons are avoided, at the end of three years, death is drawn aside, at the end of four years, terrestrial immortality is obtained. (with the figurative direction, of course.) personal training as a Master words; the flexibility and the weakness, opposed to the rigidity and the demonstration of power. Just as the wise Taoist remains hidden, in the same way that   an efficient power seems unimportant and as weak as a little child. Let us recall that among certain Japanese martial arts, partly influenced by the Chinese martial arts, the Judo means  »Flexibility path  ».

Immobility

 Work on breathing remains prevalent in this training. The required goal is first of all a natural and balanced breathing which brings the spirit to rest and can have a therapeutic effectiveness in the event of disease. Then the practitioner learns how to retain, concentrate and direct the breath thanks to the creative thought and not to the muscular force, drawing from the arsenal of Taoist arts of the breath. Indeed, only the one that controlled its breaths and transformed it according to alchemical principles’ into an interior force can advisedly, use this energy in combat.  Various exercises of meditation are the key of the appeasing of the spirit in the immobility. The Taoist, like the follower of the intern martial arts, devotes to it several hours of the day or the night. Then, it seeks calm within the movement and of any daily activity; in all circumstances, it keeps its spirit as limpid as calm water. It sharpens its senses, its clearness and its knowledge of others, which enable him to find the strategy adjusted with a given situation and to overcome it in combat, as well with the physical sense of the word and of the spiritual sense.

Drawn from the series  » the Masters Thinkers  » of  *Le Point*, French magazine.

Page-setting: Pierre-Andre Rocheleau of the Wudang Academy Kung Fu Tai-Chi of Quebec

directed by: Shifu Alain Guébenne.