La Mante Religieuse

La Mante Religieuse

Ce style est apparu dans les années 1700 en observant les aptitudes de cet insecte très agressif et en cherchant à imiter sa capacité à saisir. Mais l’insecte n’a pas de jambes comme un humain, alors on lui a donné les déplacements et jeux de jambes du style du Singe.

Le style du « Seven Stars » comporte 86 formes. Les saisies proviennent du Tigre et on y retrouve aussi la précision et l’agressivité du Serpent et de la Panthère dans les mouvements linéaires.

Pour les déplacements en angles et en long, la Mante Religieuse s’inspire de la Grue avec un cadre encore plus grand et toujours en mouvement comme une vague de Serpent. Ce style est très long à développer et est adapté aux personnes qui possèdent de bonnes jambes et qui sont très flexible.

Connaitre les autres styles, en particulier le Singe, serait un atout important. Pour les gens qui souhaitent développer la Mante du Sud, le dragon pourrait aussi être très utile. Quant aux pratiquants de Wing Chun, connaitre quelques formes de Mante Religieuse pourrait vous aider à développer une capacité de saisir assez impressionnante. Cette habileté n’est pas à négliger si vous désirez atteindre une grande vitesse dans vos techniques à mains nues.

Bonne pratique… À suivre, le Coq

Sifu Alain Guébenne

Le Kung Fu du Coq

Ce style de Kung Fu et celui du Dragon sont ceux que je préfère. Le style du Coq nous vient des villages aux alentours de Shaolin. Développé par l’imitation de l’oiseau, il s’apparente à celui de la Grue mais plus petit dans les actions et les postures. De plus, il est spécialisé dans l’usage des coudes et des genoux.

Il est excellent pour le travail linéaire en se servant du centre de son corps comme le style du Serpent. Quand il se déplace en angles de 15 à 45 %, il se rapproche davantage du Tigre ou de la Grue.

Le Coq s’énerve et sort ces ergots, il utilise son tronc comme le Singe ou le Drunken Fist. Ce style est extrêmement solide mais un peu plus lent dans les attaques. La pratique d’un style comme le Dragon, qui est très rapide, le complète donc à merveille.

Ce qui est bien avec le Coq, c’est qu’il a la capacité de travailler les postures longues aussi bien que les petites postures. Ses ailles s’ajustent et se rétractent comme les jambes qui passent des pieds aux genoux assez rapidement. Ce style est un bon choix pour ceux qui ne veulent pas travailler toujours dans des positions longues et pour développer un courage dans le combat de près.

L’école développe ce style depuis bientôt 20 ans et n’attend que les intéressés….

Bonne pratique… À suivre, le style de l’Aigle

Sifu Alain Guébenne

Le Kung Fu de l’Aigle

Cet art martial appartient aux styles exotiques comme le Coq, la Mante Religieuse et le Drunken Fist. C’est un vieux style qui nous vient d’un mélange de la « longue main » ou du « long poing » et de l’art des saisies. Autrefois travaillé sur un système qui s’apparente à Shaolin, c’est à dire sur des déplacements verticaux (pieux), il est maintenant enseigné comme le « long poing » qui est linéaire.

On le considère comme un petit style avec peu de formes, mais nous conservons la façon ancienne de travailler ce style à l’école. Un geste, une action, un déplacement. À mon avis, c’est la seule façon de ne pas perdre l’essence de cet art ancien. La particularité de l’Aigle se trouve dans les sauts, donc l’envol de l’oiseau et dans les saisies à trois doigts comme les serres de l’oiseau. Les actions sont très linéaires, un geste à la fois ou en même temps que le déplacement. Pour ce qui est des saisies, il fonctionne un peu comme le style du Tigre. Il piège et attend ensuite pour profiter de la réaction ou la défense de l’adversaire pour l’attaquer. Le style de l’aigle est très externe, il développe la capacité à saisir rapidement, mais ne développe en aucun cas l’aspect interne.

Dans les styles dits « de mains », on remarque trois tendances différentes, soit les saisies molles comme le Singe en attente de réaction, les saisies plus subtiles comme le Serpent et le Wing Chun et les saisies plus provocatrices comme celles de la Mante Religieuse du Tigre et de l’Aigle.

Les autres familles de Kung Fu ne sont pas mentionnées, car elles ne basent pas leurs stratégies sur les saisies, même si elles sont parfois utilisées comme dans le style de la Grue, de la Panthère ou du Dragon.

Bonne pratique… À suivre, le Drunken Fist.

Sifu Alain Guébenne

Le style de « l’Homme ivre » ou « Drunken Fist »

Ce style nous vient des années 1700, au début de la dynastie Qing. Il a été développé en imitant un homme ivre qui se bat. Mais pourquoi ivre? Normalement on ne devrait pas être efficace quand on est sous l’influence de l’alcool!

Le but recherché autrefois était de développer une capacité à boire tranquillement, et de plus en plus, sans perdre sa capacité à se défendre ou à bien effectuer les techniques. Je crois que tous les pratiquants on finis alcooliques! Mais qu’en est-il de ce style aujourd’hui?

Le fait de travailler comme une personne ivre permet au pratiquant de rester complètement détendu (mou), mais sans perdre son équilibre. On peut dire que le « Drunken Style » est un style externe aussi souple que le Tai Chi, aussi stable que le Singe et imprévisible comme le Serpent. Il appartient à un groupe de formes qui est un prérequis, avec le Singe, pour développer le style de la Mante Religieuse. Bien que le « Drunken Fist » soit un style à part entière, des formes mixtes ont été créées comme le Singe/Drunken, et la Mante Religieuse/Drunken.

Pour ceux qui veulent s’amuser, sans pour autant boire de l’alcool en même temps, il est possible d’apprendre ces différentes formes à l’école. Ce style est parfait pour ceux qui désirent apprendre à se détendre dans le combat tout en expérimentant un cadre très ouvert et exagéré.

Bonne pratique… À suivre, les petits styles de Kung Fu que j’ai survolé avec mon « frère de Kung Fu » de l’époque dans mes premières années de pratique.

Sifu Alain Guébenne

Mes premières expériences de Kung Fu

Mes premières expériences de Kung Fu

Avant de pratiquer un style proprement dit, on nous conseillait autrefois les formes de base de Shaolin et par la suite, les petits styles, sans pour autant les apprendre complètement.
J’ai donc eu la chance d’apprendre une cinquantaine de formes de toutes sortes comme le Shaolin du sud, les formes de base du Si Lum, le « long poing », le Plum Blossom, le Pak Mey, le Low Gar et Hong Har, les styles du sud comme la Mante Religieuse et le Dragon ainsi que bon nombre d’armes exotiques. J’ai aussi appris le Sa Li Fo, les formes de jambes des prisonniers, le labyrinthe et la mante du labyrinthe ainsi que la dance du lion.

Mais je n’ai pas appris ces styles qui sont, pour la plupart, perdus aujourd’hui. Je les ai seulement survolés en apprenant d’une à trois formes par famille. Cette expérience ne se représentera pas et est passée, comme la plupart de ces formes. Grâce aux échanges entre écoles qui aiment partager, il m’a été possible d’apprendre ces formes avec, bien sûr, beaucoup de temps pour pratiquer, de la mémoire et un mode de vie simple pour pouvoir m’y consacrer à temps plein.

De nos jours les gens sont très occupés pour s’impliquer à ce point, mais le fait d’avoir ouvert le chemin me permet maintenant d’en parler et de répondre aux questions des élèves curieux d’en apprendre davantage sur ces styles peu connus.

Bonne pratique… À suivre, les différents petits styles dans les arts martiaux internes

Sifu Alain Guébenne

Différents petits styles dans les arts martiaux internes

Parmi les petits styles internes que j’ai eu la chance d’apprendre pendant mes premières années d’apprentissage, il y a évidemment plusieurs styles de Tai Chi : le Tai Chi rapide, le Wu Tang, le Tai Chi Bagua, le Tai Chi de la Mante, le Tai Chi Wudang, les formes de la famille Chen du village, le Hao, le Li et le Lio Ba Fa. Par la suite, j’ai eu l’occasion d’apprendre tout le style Fu et le Tai Chi Bagua.

Dans les principales familles de Tai Chi, comme le Chen, le Yang, le Wu et le Sun, l’école propose toutes les formes qui appartiennent à ces styles. Pour les autres petits styles, ils ont seulement été appris pour l’expérience et par passion pour cet art.

Pour ce qui est du Xing Yi, trois familles sont enseignées à l’école, soit Zhang Zhao Dong, Li Cunyi et Xue Dian. Les autres familles, comme le Sun, le Fu, le Hunan, le Emei, le Hebey, le Rongiao et le Xing Yi de la Mante Religieuse ont été survolées pour le plaisir.

Finalement, pour le bagua, les 4 familles/styles enseignées à l’école, formes à mains nues et formes d’armes, sont Xing Yi Bagua de Zhang Zhao Dong, Hautes Postures Cheng, Médium Postures (qui est similaire à Tai Chi Bagua) et les Basses Postures. Tout comme pour le Tai Chi et le Xing Yi, plusieurs familles/styles ont été survolées pour le plaisir. On y retrouve entre autres le Bagua Ball, et les familles Rongiao, Emei, Fu, Yin Fu et Sun ainsi que des formes d’armes exotiques.

J’oublie probablement de citer quelques formes, mais elles sont toutes inscrites à l’école sur le tableau de la liste des formes.

Bonne pratique… À suivre, le Kung Fu Lama Tibétain

Le Kung Fu du Lama ou Hop Gar Kung Fu

Ce style enseigné à l’école demeure, comme le Wing Chun, un art martial à la fois externe et interne. Il évolue au début à partir de routines externes basées sur des déplacements très particulier et ressemblant quelque peu au style du labyrinthe, le Mi Tsun Pai. Les différents animaux comme le tigre, le léopard, le grand héron, le serpent et le grand singe des montagnes font office de stratégie dans le combat. Par la suite, les formes internes prennent place ainsi que les paumes de Bouddha et les déplacements de Plum Blossom avec le travail des jings et différentes saisie et coup de pieds.

Ce style d’origine tibétaine est parmi les plus efficaces et jumelé au style du labyrinthe, il est presque imbattable. Il demeure un de mes premiers amour du Kung Fu et est recommandé pour les personnes qui ne veulent pas pratiquer un style interne mais qui souhaitent tout de même développer certaines aptitudes.

Ce style a été introduit en Chine dans les années 1500 et a influencé les styles Shaolin comme la Grue Blanche, les familles de Gar comme Low Gar, Chow Gar et Hong Gar. Il est aussi à l’origine de la création des styles Choy Li Fut et Sa Li Fo.

J’ai pratique ce style depuis plus de 20 ans et il demeure un de mes préféré dans les styles à la fois externes et internes.
Bonne pratique… À suivre, « Pourquoi apprendre le Kung Fu ou les styles internes de nos jours? »

Sifu Alain Guébenne

Maxime de Wing-Chun I

Wing-Chun Kune

« Retain what comes in, send off what retreats. Rush in on loss of hand contact. »

«Conservez ce qui arrive, renvoyez ce qui se retire. Foncez lors de la perte de contact.» (traduction libre)


À transférer dans le quotidien.

«Retain what comes in». «In», en Wing-Chun, est principalement ce qui se trouve à l’intérieur du pont, Lan sao (peng pour le Tai Chi, donc le 1/3).

Optimisez les ressources à votre portée. Ne laissez pas inactifs(ves) vos outils et vos aptitudes. Utilisez-les maintenant et donnez un premier élan à l’engrenage, à la roue. Suite à cela, restez à l’écoute du retour d’information (feedback) et, grâce à celle-ci, planifiez votre stratégie pour maintenir l’engrenage en mouvement, pour donner du momentum à la roue. La règle de 3 s’appliquant, après deux tentatives, il faudra choisir entre les deux prochaines sections : «Send off» ou «Rush in».

«Send off what retreats». «What retreats» représente tout ce qui ne veut pas contribuer au «in» ou qui nécessite trop d’effort. En Wing-Chun, tout ce qui est à l’extérieur du pont ou dans le 2/3 en Tai Chi.

Ne vous accrochez pas à ce qui ne veut pas rester. Faites le ménage de votre environnement, dans votre entourage, dans vos pensées, partout. Ne faites pas nécessairement d’efforts pour repousser ces éléments, au contraire. Conservez et concentrez vos énergies sur qui est important : l’engrenage que vous entretenez et qui vous nourrit en retour. Bref, lâcher prise.

«Rush in on loss of hand contact». En Wing-Chun, on peut considérer que la tâche par défaut des mains est d’attaquer le centre. Durant le combat, elle sont généralement occupées à gérer les mains ou les attaques de l’adversaire. Donc, lorsqu’il y a perte de contact d’une des mains, elle retourne à sa tâche par défaut : «Rush in».

Idéalement, notre état par défaut devrait être l’action. «Par défaut», c’est-à-dire lorsqu’il n’y a plus de résistance ou d’obstacles importants. Que ce soit du côté professionnel, personnel ou relationnel, n’hésitez pas à investir, lorsque l’opportunité se présente, avec précision et détermination dans ce qui est important, au centre.


Il est important de développer l’écoute active nécessaire afin de discerner ce qu’il faut conserver de ce qu’il faut laisser aller. Pour le Wing-Chun, il s’agit des exercices de Chi Sao et, en combat, de ce qui se passe à distance de pont (en Tai Chi, les exercices de poussée des mains et la distance 1/2 ; la zone de création). Grâce à cette écoute, il sera possible de percevoir l’opportunité de passer à l’action. Il faudra donc garder un équilibre et utiliser ces trois concepts en synergie.

- Jo -

Reportage à l’Esprit Sportif sur TVA

Voici le vidéo du reportage à l'Esprit Sportif qui a été diffusé jeudi dernier (23 octobre) !!

P.S.: Il se peut que vous deviez faire un clique-droit et cliquer sur «Exécuter ce plug-in» afin que le vidéo commence.

http://tva.canoe.ca/cgi-bin/player/player_preroll.pl?titre=Extrait%20vid%E9o&emission=lavieaquebec&video=http%3A//medias.tva.ca/stations/cfcm/espritsportif/227151.wmv&reseau=TVA§ionlevel=§ionvaleur=